Nantes-Saint-Nazaire pénalisé par les aléas des marchés énergétiques
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- Published on Tuesday, 13 January 2015 15:28
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Nantes-Saint-Nazaire pénalisé par les aléas des marchés énergétiques
Le port de l'estuaire de la Loire a reculé de 4,3 % en 2014. Les trafics énergétiques, mais aussi de conteneurs, ont contribué à la baisse.
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Le port de Nantes-Saint-Nazaire n'en finit pas de perdre du terrain. En 2014, le trafic a encore fléchi de 4,3 % sur les quais de Loire, avec des volumes ramenés désormais à 26,4 millions de tonnes. Déjà, l'année précédente, une baisse de 7,3 % l'avait ramené au niveau d'activité dix ans en arrière.
De fait, l'estuaire de la Loire demeure un port à dominante énergétique. Pétrole, gaz et charbon constituent toujours 65 % des volumes en dépit des efforts pour diversifier l'activité. Dès lors, les aléas conjoncturels des marchés énergétiques pèsent sans qu'ils puissent être vraiment contrôlés. En 2014, les importations de pétrole brut ont ainsi augmenté du simple fait que la raffinerie Total a pleinement repris son activité après des travaux en 2013.
En revanche, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été divisées par quatre en cinq ans. Comme à Marseille-Fos (lire cidessus) la demande asiatique et l'exploitation des schistes américains ont bouleversé la donne. Quant au charbon, il a dégringolé de 34,3 %. L'hiver doux n'a pas incité EDF à pousser les feux de sa centrale électrique de Cordemais.
Plus inquiétant est le recul de 8,3 % des trafics non énergétiques dont celui des conteneurs. Affecté par la conjoncture, celui-ci a perdu 5 %, avec seulement 177.000 boîtes ayant touché les quais de Montoir-de-Bretagne. Les aliments pour bétail ou les sables de construction sont aussi à la baisse même si la nouvelle usine Kercim, récemment reprise par Lafarge, a dopé les importations de ciment (+ 37 %). Quant au trafic roulier, il a a chuté de 26,3 %, conséquence de l'arrêt de l'autoroute de la mer franco-espagnole Montoir-Gijón (- 26,3 %).
Le port espère que la ligne Montoir-Vigo, récemment renforcée par l'armateur Suardiaz, permettra de regagner ce volume. Nantes-Saint-Nazaire table aussi pour redresser la barre sur une meilleure connexion au réseau MSC et à l'escale de plus gros navires mise en place par CMA CGM. Avec l'implantation d'outils industriels dédiés à l'éolien offshore, chez Alstom, STX France et EDF EN, Nantes-Saint-Nazaire ambitionne en outre de devenir, à terme, « le port de la transition énergétique ».
Emmanuel Guimard, Les Echos
Correspondant à Nantes
65 % La part des volumes
traités par le port de Nantes-Saint-Nazaire revenant aux énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon).
- 5 % La baisse du trafic
des conteneurs, seulement 177.000 boîtes ayant touché les quais de Montoir-de-Bretagne .
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150113/lec2_industrie_et_services/0204074378733-nantes-saint-nazaire-penalise-par-les-aleas-des-marches-energetiques-1082594.php?DAf73SU9Ik1lcWTP.99

