« Nous respectons toutes les lois applicables » : Maersk nie avoir transporté des armes vers Israël

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le marin

Mardi 18 mars, la résolution soutenue par un collectif d’actionnaires, soutenus par des ONG, reprochant à Maersk de transporter du matériel militaire et des armes vers Israël, a été rejetée par l’armateur danois lors de son assemblée générale annuelle. Maersk nie des expéditions de ce genre pendant la guerre à Gaza, tout en reconnaissant avoir expédié des cargaisons liées à l’armée.

Maersk a une politique stricte qui consiste à ne pas expédier d’armes ou de munitions dans une zone de conflit active. La déclaration du PDG du n° 2 du transport maritime Vincent Clerc est sans détour.

Alors que le groupe d’actionnaires danois Kritiske Aktionærer a proposé au transporteur d’interdire l’expédition d’armes à Israël, et que le groupe militant Eko a demandé plus de transparence dans ses procédures en matière de droits de l’Homme, en se concentrant particulièrement sur les domaines à haut risque, notamment les livraisons d’armes, Maersk s’est défendu en niant toute expédition d’armes à Israël depuis le 7 octobre 2023. Rejetant ainsi la demande d’exposition de sa due diligence (processus de vérification). Le holding familial Maersk Holding détient 41,5 % des actions et 54,5 % des voix de la société danoise.

Nous respectons pleinement toutes les lois applicables, a assuré le directeur général, ajoutant que Maersk agit conformément aux principes directeurs des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’Homme et aux lignes directrices de l’OCDE sur la conduite responsable des entreprises.

À l’appui des rapports du média d’investigation Danwatch, montrant des factures de Maersk concernant des expéditions de véhicules de combat blindés et d’autres matériels militaires à Israël, l’avocate et actionnaire Zen Donen, soutenue par plus de 70 ONG dont Amnesty International, Oxfam Danemark et ActionAid, affirme que Maersk est impliqué dans l’expédition d’équipements militaires et de pièces d’armes vers Israël. En tant qu’actionnaire et citoyen d’origine juive, je ressens une obligation particulière de m’exprimer parce que l’État israélien prétend agir en mon nom, entre autres choses, a-t-elle souligné dans les colonnes du média danois Arbejderen. 

Un porte-conteneurs refusé à l’escale en Espagne

Un transport, effectivement de cargaisons à caractère militaire, mais dans le respect de toutes les lois, selon Vincent Clerc. Lorsque nous traçons une ligne entre ce que nous acceptons de transporter et ce que nous refusons, nous le faisons après une évaluation très minutieuse et en tenant compte des recommandations et des réglementations, termine le PDG. Nous sommes conscients que notre ligne de conduite peut ne pas coïncider avec les souhaits de tout le monde.

Le Danemark, où se trouve le siège de Maersk, n’a pas d’embargo sur les armes et n’a imposé aucune restriction à l’envoi d’armes à Israël. 

En novembre, un porte-conteneurs de l’armateur s’était vu refuser l’entrée du port espagnol d’Algésiras au motif qu’il aurait transporté des armes pour Israël, ce qu’a réfuté Maersk.

L’Espagne refuse depuis le printemps 2024 aux navires transportant une cargaison d’armes à destination d’Israël l’autorisation d’accoster dans ses ports.